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5 - Sentier ornithologique (a...ca).

Publié par Roland Pellion  - Catégories :  #Oiseaux.

Accenteur alpin (Prunella collaris).
Accenteur alpin (Prunella collaris).

Accenteur alpin (Prunella collaris).

Accenteur alpin par Jean C. Roché

L'accenteur alpin (Prunella collaris) est typiquement un oiseau de montagne. Il niche plus haut que la limite des forêts, le plus souvent dans les sommets, les pentes rocheuses ou dans les ravins avec végétation éparse entre 1800 et 4000 mètres. En hiver, il descend à des altitudes moindres, recherchant les secteurs herbeux avec végétation basse, les bords de champs et même les implantations humaines comme les stations de sports d'hiver.

Accenteur mouchet (Prunella modularis).
Accenteur mouchet (Prunella modularis).
Accenteur mouchet (Prunella modularis).
Accenteur mouchet (Prunella modularis).
Accenteur mouchet (Prunella modularis).
Accenteur mouchet (Prunella modularis).
Accenteur mouchet (Prunella modularis).
Accenteur mouchet (Prunella modularis).
Accenteur mouchet (Prunella modularis).
Accenteur mouchet (Prunella modularis).
Accenteur mouchet (Prunella modularis).
Accenteur mouchet (Prunella modularis).

Accenteur mouchet (Prunella modularis).

Accenteur mouchet par Jean C. Roché

L'accenteur mouchet (Prunella modularis) : En France on le trouve dans les parcs, les jardins, les cimetières, les haies et les broussailles touffues

L'accenteur mouchet se tient souvent bien en vue et en hauteur lorsqu'il chante, sinon il vit caché et peut être assez difficile à découvrir car il disparaît sous le couvert à la moindre alerte, d'un vol brusque et légèrement bondissant. Dans les régions où il est migrateur, l'accenteur mouchet revient en mars-avril et repart tardivement entre septembre et décembre.

Son régime alimentaire varie selon les saisons : En été, il capture des insectes au sol ou dans la végétation basse. L'accenteur mouchet n'attrape jamais d'insectes en vol, mais lorsqu'il explore les taillis, il récolte tous les mets de choix qu'il peut trouver. Son bec étroit témoigne d'ailleurs de la grande proportion de nourriture animale de son régime alimentaire, même si cela n'est vrai qu'au printemps et en été. En hiver, il se nourrit presque exclusivement de petites baies et de graines.

Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).
Aigrette garzette (Egretta garzetta).

Aigrette garzette (Egretta garzetta).

L'aigrette garzette (Egretta garzetta) est plus petite que la grande aigrette, son bec est noir et ses doigts jaunes. On la trouve dans une large variété de zones humides ouvertes, à l'intérieur des terres ou en zone côtière, dans des eaux peu profondes autour des lacs, près des rivières, des fleuves et dans les estuaires.La population d'aigrettes garzettes est stable. Les problèmes principaux pour l'espèce sont la disparition et la modification de son habitat dues au drainage, à la mise en culture des zones humides.

Alouette des champs (Alauda arvensis).
Alouette des champs (Alauda arvensis).
Alouette des champs (Alauda arvensis).
Alouette des champs (Alauda arvensis).
Alouette des champs (Alauda arvensis).

Alouette des champs (Alauda arvensis).

Alouette des champs par Jean C. Roché

L'alouette des champs (Alauda arvensis) mâle a un chant complexe, il est émis en vol. Quand l'alouette des champs chante au sol, son chant est plus calme et plus court. Le chant de l'alouette des champs est unique. Elle vit dans les campagnes ouvertes, les zones cultivées, les marais, les prairies et les dunes. Elle évite les zones boisées, mais on peut la trouver aux lisières des forêts.L'alouette des champs se nourrit d'insectes, de larves, de vers de terre, de graines diverses.

Alouette lulu (Lullula arborea).
Alouette lulu (Lullula arborea).
Alouette lulu (Lullula arborea).
Alouette lulu (Lullula arborea).
Alouette lulu (Lullula arborea).
Alouette lulu (Lullula arborea).
Alouette lulu (Lullula arborea).
Alouette lulu (Lullula arborea).

Alouette lulu (Lullula arborea).

Alouette des champs par Jean C. Roché

L'alouette lulu (Lullula arborea) : Son chant est vraiment remarquable de beauté. Cette alouette chante pendant le jour mais c'est de préférence par nuits claires qu'elle nous fait entendre ses trilles flûtées qui durent au moins une minute et qu'on peut retranscrire de la façon suivante : "lullulullu' et 'duliduli". L'alouette lulu fréquente les boisements clairs, plus particulièrement les conifères surtout s'ils possèdent des secteurs pierreux ou sablonneux entrecoupés de champs. On la trouve également dans les secteurs de landes à bruyère qui alternent avec les prés et les zones boisées. L'alouette lulu se nourrit essentiellement d'insectes et d'araignées pendant la saison de reproduction. A partir de l'automne et pendant toute la saison hivernale, son menu est composé de graines qu'elle glane au sol.

Autour des palombes (Accipiter gentilis).
Autour des palombes (Accipiter gentilis).
Autour des palombes (Accipiter gentilis).
Autour des palombes (Accipiter gentilis).

Autour des palombes (Accipiter gentilis).

Autour des palombes par Jean C. Roché

L'autour des palombes (Accipiter gentilis) : Redoutable chasseur d'oiseaux, l'autour des palombes est un rapace diurne des zones boisées.Comme la plupart des rapaces, il est très discret en dehors de la période de reproduction. Le couple règne sans partage sur un vaste territoire de chasse pouvant couvrir de 2 000 à 5 000 hectares.Ses proies de prédilection sont les oiseaux de toutes sortes y compris les petits rapaces. Les pigeons sauvages et domestiques, les tourterelles constituent un menu privilégié. Etourneaux, grives, merles noirs, corneilles, geais sont également des proies appréciées. Plus rarement il chasse perdrix et faisans, il ne dédaigne pas non plus levrauts et lapins de garenne. Il est capable de chasser des proies de grande taille en raison de son impressionnante puissance, de sa rapidité et son agilité en vol. L'autour chasse à l'affût et capture ses proies en les poursuivant en vol si nécessaire plutôt que de les provoquer en combat ouvert.

Les principales causes de menace sont sa faible population, la disparition et la modification des habitats, les incendies, le dérangement pendant la reproduction, la chasse illégale et les pesticides.

Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).
Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).
Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).
Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).
Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).
Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).
Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).
Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).
Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).
Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).
Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).
Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).

Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).

L'avocette élégante (Recurvirostra avosetta) niche dans les zones plates et ouvertes, on la trouve typiquement dans les lacs salins peu profonds, dans les lagunes, les réservoirs et les plages ainsi que les estuaires qui possèdent une faible végétation. En dehors de la saison de nidification, cet oiseau fréquente également les vasières dont la surface est battue par les marées. De temps en temps, on peut l'observer dans les lacs d'eau douce, le long du cours des rivières. Parfois, pendant la saison hivernale, elle semble apprécier les champs cultivés.

Bécasseau sanderling (Calidris alba).
Bécasseau sanderling (Calidris alba).
Bécasseau sanderling (Calidris alba).
Bécasseau sanderling (Calidris alba).
Bécasseau sanderling (Calidris alba).
Bécasseau sanderling (Calidris alba).
Bécasseau sanderling (Calidris alba).
Bécasseau sanderling (Calidris alba).
Bécasseau sanderling (Calidris alba).
Bécasseau sanderling (Calidris alba).

Bécasseau sanderling (Calidris alba).

Le bécasseau sanderling (Calidris alba) : Au printemps et en été, pendant la période de nidification, il niche dans la toundra souvent pierreuse, mais aussi en petit nombre au Spitzberg. Le reste de l'année, il fréquente les baies et les pointes sableuses même exposées, ainsi que les estuaires sableux. On peut également le trouver à proximité des récifs et des vasières littorales. Occasionnellement, au passage, il peut faire une halte au bord des eaux douces de l'intérieur.

Bécasseau variable (Calidris alpina).
Bécasseau variable (Calidris alpina).
Bécasseau variable (Calidris alpina).
Bécasseau variable (Calidris alpina).
Bécasseau variable (Calidris alpina).

Bécasseau variable (Calidris alpina).

Vol de bécasseaux sanderlings, bécasseaux variables, grands gravelots.

Le bécasseau variable (Calidris alpina) : Pendant la période de nidification, il fréquente la toundra, les landes d'altitude dans les régions nordiques au relief accidenté, mais également les marais de plaine des régions tempérées. En hiver, il est présent en grandes bandes sur les côtes et dans les estuaires abrités, les vasières, les prés salés, les lagunes et les plages de sable, ainsi que sur les étangs d'eau douce et les marais de l'intérieur. En été, il se nourrit d'insectes dans les marécages et les landes. Le reste de l'année, il capture une grande variété de petits vers et de mollusques. Il affectionne les rochers herbeux tout autant que la vase meuble qu'il sonde rapidement à petits coups de son bec légèrement arqué. En terrain plus ferme, il repère d'abord ses proies qu'il capture avec davantage de précision.

Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).
Bécassine des marais (Gallinago gallinago).

Bécassine des marais (Gallinago gallinago).

La bécassine des marais (Gallinago gallinago) vit et se reproduit dans les zones herbeuses humides, au bord des marais d'eau douce et des étangs, dans les prairies inondées, les champs. La bécassine des marais se nourrit d'invertébrés, sondant ou picorant la nourriture sur ou dans le sol meuble. L'extrémité flexible de son bec lui permet de sentir sa proie tout en sondant. Elle se nourrit dans les eaux boueuses peu profondes, au bord des lacs et des étangs, près du couvert de la végétation du rivage.

Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).

Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).

Bergeronnette des ruisseaux par Jean C. Roché

La bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea) est très dépendante de l'eau, surtout une eau courante, souvent à proximité des habitations et des ponts. Elle niche le long des torrents et des rivières de collines et de montagnes, tant en milieu boisé qu'en milieu ouvert. En dehors de la saison de nidification, elle gagne les régions basses, y compris les côtes et les estuaires.

Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).
Bergeronnette grise (Motacilla alba).

Bergeronnette grise (Motacilla alba).

Bergeronnette grise par Jean C. Roché

La bergeronnette grise (Motacilla alba) Sans être vraiment liée à l'eau, la bergeronnette grise vit souvent près d'elle. elle apprécie aussi les zones dégagées à végétation basse. On la voit souvent dans les prés, le long des routes et dans les parcs et jardins. Elle se pose volontiers sur les bâtiments.

Soit elle effectue des courses très rapides, soit elle marche à petits pas pressés en hochant la tête et la queue. Certaines bergeronnettes adoptent des territoires de nourrissage en hiver, surtout lorsque les ressources manquent. Chaque mâle adulte défend son domaine contre les rivaux mais autorise parfois un jeune mâle à l'aider si le besoin d'un allié prime sur la volonté de se réserver toute la nourriture. Le comportement territorial devient plus fréquent en saison de nidification. A d'autres périodes, les bergeronnettes grises forment des dortoirs collectifs dans les roseaux, les buissons.

Bergeronnette de Yarrell (Motacilla alba yarrellii).
Bergeronnette de Yarrell (Motacilla alba yarrellii).
Bergeronnette de Yarrell (Motacilla alba yarrellii).
Bergeronnette de Yarrell (Motacilla alba yarrellii).
Bergeronnette de Yarrell (Motacilla alba yarrellii).
Bergeronnette de Yarrell (Motacilla alba yarrellii).
Bergeronnette de Yarrell (Motacilla alba yarrellii).
Bergeronnette de Yarrell (Motacilla alba yarrellii).

Bergeronnette de Yarrell (Motacilla alba yarrellii).

La bergeronnette de Yarrell (Motacilla alba yarrellii) est une sous-espèce de la bergeronnette grise. Elle est propre à la Grande Bretagne et à l'Irlande et d'une manière plus marginale dans les pays voisins, notamment en France où elle est surtout migratrice et hivernante.

Bergeronnette grise/Yarrell.
Bergeronnette grise/Yarrell.
Bergeronnette grise/Yarrell.
Bergeronnette grise/Yarrell.
Bergeronnette grise/Yarrell.

Bergeronnette grise/Yarrell.

Bergeronnette printanière (Motacilla flava).
Bergeronnette printanière (Motacilla flava).
Bergeronnette printanière (Motacilla flava).
Bergeronnette printanière (Motacilla flava).
Bergeronnette printanière (Motacilla flava).
Bergeronnette printanière (Motacilla flava).
Bergeronnette printanière (Motacilla flava).
Bergeronnette printanière (Motacilla flava).
Bergeronnette printanière (Motacilla flava).
Bergeronnette printanière (Motacilla flava).

Bergeronnette printanière (Motacilla flava).

Bergeronnette printanière par Jean C. Roché

La bergeronnette printanière (Motacilla flava) fréquente les prés humides, les bords de marais, des étangs et des rivières mais elle niche également parfois dans les champs et les terrains vagues couverts de décombres. En dehors de la saison de nidification, elle fréquente à peu près tous les types de milieux herbeux ouverts ou à proximité de l'eau. L'automne s'annonçant, la bergeronnette printanière nous quitte dès la fin du mois d'Août ou au début du mois de Septembre. On la voit alors en grandes bandes, jointes à des bergeronnettes grises, qui passent la nuit dans les roseaux. Les bergeronnettes européennes hivernent dans les pays méditerranéens, jusqu'en Afrique centrale. La bergeronnette printanière a un vol léger, plus rapide que celui des autres bergeronnettes, décrivant toujours des courbes douces.

Son chant est assez élémentaire. Il est constitué de 2, parfois 1 ou 3, sons grinçants, dont le dernier est généralement un peu plus accentué. Il est fréquemment émis du sommet d'une plante dominante, d'un poteau etc. ... Elle émet des cris simples : un fin psit .

Blongios nain (Ixobrychus minutus).
Blongios nain (Ixobrychus minutus).
Blongios nain (Ixobrychus minutus).

Blongios nain (Ixobrychus minutus).

Blongios nain par Jean C. Roché

On entend souvent la voix du mâle blongios nain (Ixobrychus minutus) pendant la saison de nidification. C'est un son voilé, peu sonore, répété à intervalles réguliers d'environ deux secondes et souvent en longues séries, de préférence au crépuscule et par temps calme : 'ouôr....ouôr....ouôr'. On croirait entendre le coassement d'un batracien ou l'aboiement lointain et mystérieux d'un chien. Les blongios nains vivent surtout dans les roselières inondées où ils trouvent des conditions favorables à leur mode de nidification mais également à la recherche de leur subsistance. Ils s'installent au bord des lacs, des étangs, le long des cours d'eau lents et dans les marais. Ils apprécient particulièrement la présence de vieilles tiges ainsi qu'une certaine variation dans la végétation : buissons de saules, massettes, scirpes.

Bondrée apivore (Pernis apivorus).
Bondrée apivore (Pernis apivorus).
Bondrée apivore (Pernis apivorus).

Bondrée apivore (Pernis apivorus).

Blongios nain par Jean C. Roché

La bondrée apivore (Pernis apivorus) se nourrit principalement d'insectes, plutôt de guêpes et de leurs larves. Elle attrape les guêpes aussi bien dans les essaims à l'air libre que dans le sol. Elle creuse la terre avec le bec et les serres. Quand le nid est trouvé, elle déchire les rayons pour en extraire les larves et les nymphes. La peau autour de la base du bec et près des yeux est protégée par de courtes plumes raides ressemblant à des écailles. Les bondrées apivores reviennent d'Afrique tropicale au milieu du printemps et commencent à construire le nid au même endroit que l'année précédente. A ce moment-là, le mâle effectue des vols nuptiaux. Il s'élève sur une trajectoire inclinée, et ensuite s'immobilise dans l'air, relevant ses ailes et les agitant trois ou quatre fois au-dessus de son dos. Ensuite, il monte encore et répète ces vols au-dessus du site du nid et de la femelle.

Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula).
Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula).
Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula).
Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula).

Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula).

Bouvreuil pivoine par Jean C. Roché

Le bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula) vit dans les zones boisées, conifères ou feuillus, avec un sous-bois dense. On le trouve aussi dans les vergers, les parcs et les jardins. Le bouvreuil pivoine se nourrit principalement de graines et de bourgeons d'arbres fruitiers. Il consomme aussi des insectes et des baies. Le bouvreuil pivoine décline depuis des temps récents. Cela est dû à la destruction de son habitat : Avec la réduction des lisières de forêts et des haies, les zones de nidification et de nourrissage disparaissent. L'usage des herbicides a également un impact important sur l'espèce.

Bouvreuil trompettant.
Bouvreuil trompettant.

Bouvreuil trompettant.

Quelques bouvreuils trompettants séjournent à l'étang de Loudon en Février 2013. Pas de différence notoire avec le bouvreuil pivoine si ce n'est le chant qui ressemble au son d'une trompette de "pochette surprise".

Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus).
Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus).
Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus).
Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus).
Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus).
Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus).
Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus).
Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus).
Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus).

Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus).

Bruant des roseaux par Jean C. Roché

Espèce sédentaire en France, dans certaines roselières, le bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) est le passereau le plus commun. Dans ces cas, l'ambiance sonore des marais est bien dominée par son chant lancé à longueur de temps. En évidence sur un phragmite (ou une branche d'arbuste) pour chanter, il étale largement sa queue et met ainsi en évidence les bords blancs contrastant avec la partie centrale noire. En période postnuptiale (lors de la migration et en hivernage), il peut former des dortoirs parfois importants dans les roselières.Le repas du bruant des roseaux se compose d'insectes (lépidoptères, odonates...), d'arthropodes (araignées), de mollusques, de crustacés et de graines en particulier de graminées aquatiques comme le phragmite.

Bruant jaune (Emberiza citrinella).
Bruant jaune (Emberiza citrinella).
Bruant jaune (Emberiza citrinella).
Bruant jaune (Emberiza citrinella).
Bruant jaune (Emberiza citrinella).
Bruant jaune (Emberiza citrinella).
Bruant jaune (Emberiza citrinella).
Bruant jaune (Emberiza citrinella).
Bruant jaune (Emberiza citrinella).

Bruant jaune (Emberiza citrinella).

Bruant des roseaux par Jean C. Roché

Le bruant jaune (Emberiza citrinella) émet généralement son chant monotone perché bien en évidence : 6 notes aiguës suivies d'une note finale mélancolique : "tsi tsi tsi tsi tsi tsi - tiu". Cri métallique "tzit", ou des "tzit - "plus fluides. Le bruant jaune est un oiseau commun dans une grande variété d'habitats ouverts tels que les broussailles, les haies et les terres cultivées. Néanmoins les modifications qui sont intervenues dans les pratiques agricoles ont entraîné son déclin.

Bruant proyer (Emberiza calandra).
Bruant proyer (Emberiza calandra).
Bruant proyer (Emberiza calandra).
Bruant proyer (Emberiza calandra).
Bruant proyer (Emberiza calandra).

Bruant proyer (Emberiza calandra).

Bruant des roseaux par Jean C. Roché

Le bruant proyer (Emberiza calandra) choisit de préférence les plateaux et les plaines, à une altitude de quelques 400 mètres le plus souvent. Il fréquente les zones agricoles, en particulier les pâtures, les champs de céréales et les côteaux herbeux. Sa nourriture est composée à 75% de graines, céréales, feuilles, herbes, baies mais il peut aussi se nourrir d'insectes, d'araignées, de petits mollusques terrestres. Les jeunes sont toutefois nourris presque exclusivement d'insectes et d'autres petites bestioles.

Bruant zizi (Emberiza cirlus).
Bruant zizi (Emberiza cirlus).
Bruant zizi (Emberiza cirlus).

Bruant zizi (Emberiza cirlus).

Bruant zizi par Fernand Deroussen

Le bruant zizi (Emberiza cirlus) est bien plus méfiant que son cousin le bruant jaune et, s'il lui arrive également de chanter à découvert à la pointe d'un arbuste ou sur un perchoir, la plupart du temps, il reste caché dans le feuillage et l'observateur doit souvent se contenter de l'entendre. Malgré cette apparente timidité, il se mêle aux autres bandes de fringilles pour rechercher sa nourriture en hiver. Il se nourrit surtout de graines et semences de graminées et de céréales. A l'occasion, il consomme des baies et des jeunes pousses, mais aussi des petits insectes (sauterelles) et des larves, particulièrement pendant la période de l'élevage des jeunes.

Busard cendré (Circus pygargus).
Busard cendré (Circus pygargus).
Busard cendré (Circus pygargus).
Busard cendré (Circus pygargus).
Busard cendré (Circus pygargus).
Busard cendré (Circus pygargus).
Busard cendré (Circus pygargus).

Busard cendré (Circus pygargus).

Le busard cendré (Circus pygargus) est le plus petit et le plus gracile des quatre busards européens. Il a une silhouette plus svelte et plus affinée que celle du busard St Martin ou du busard des roseaux. Le mâle et la femelle sont totalement dissemblables. Comme son nom l'indique, le mâle est d'un gris cendré, plus foncé que le busard St Martin. Au vol, vu du dessous, on peut distinguer deux bandes noires sous les secondaires alors qu'une seule est visible du dessus.C'est un oiseau migrateur. Il arrive en avril et repart en août-septembre. Il prend ses quartiers d'hiver en Afrique, au sud du Sahara ou en Asie Méridionale. Il chasse à l'affût ou en volant à très basse altitude. A 2 ou 3 mètres de hauteur, il survole les champs et les fossés en longues glissades silencieuses. Le succès de sa traque dépend essentiellement de son aptitude à surprendre sa proie. Sociable, le busard niche parfois en colonie lâche et forme des dortoirs pouvant atteindre plusieurs dizaines d'oiseaux.

L'espèce est en nette régression ces dernières années. Les causes principales sont la destruction des nids par les travaux de récolte des céréales, la chasse et la disparition des habitats. Cette espèce est habituée à construire les nids dans les cultures, la modernisation fait que les récoltes sont de plus en plus précoces. Ces travaux ont lieu quand les jeunes n'ont pas encore quitté le nid.

Busard des roseaux (Circus aeruginosus).
Busard des roseaux (Circus aeruginosus).
Busard des roseaux (Circus aeruginosus).
Busard des roseaux (Circus aeruginosus).
Busard des roseaux (Circus aeruginosus).
Busard des roseaux (Circus aeruginosus).
Busard des roseaux (Circus aeruginosus).
Busard des roseaux (Circus aeruginosus).
Busard des roseaux (Circus aeruginosus).
Busard des roseaux (Circus aeruginosus).

Busard des roseaux (Circus aeruginosus).

Busard des roseaux par Jean C. Roché

Assez commun bien que localisé, le busard des roseaux (Circus aeruginosus) niche dans les roselières des marais, parfois en prairie, friches, bordures de lacs et grands cours d'eau. Le busard des roseaux choisit des proies faciles comme de jeunes oiseaux aquatiques, ou des oiseaux blessés, malades, des poissons morts. Il transporte invariablement ses proies dans les serres de la patte gauche. Malgré sa taille, beaucoup de ses proies lui échappent. Le busard des roseaux est sociable et peut constituer des "dortoirs". Les vols nuptiaux comprennent des piqués et des remontées rapides, se terminant par une descente allant presque jusqu'à toucher le sol, ailes pliées et en criant fortement. Le mâle alimente la femelle et les jeunes pendant l'incubation et l'élevage des poussins.

Ces dernières décades, le busard des roseaux a subi un net déclin. Les causes principales de cette régression sont multiples : la destruction des habitats à cause de la disparition des zones humides et du brûlage de la végétation palustre, ainsi que la chasse et la pollution.

Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).
Busard saint Martin (Circus cyaneus).

Busard saint Martin (Circus cyaneus).

Busard des roseaux par Jean C. Roché

Si la structure du paysage s'y prête, le busard Saint-Martin (Circus cyaneus) a tendance à se regrouper en petites colonies. Pour chasser, le busard Saint-Martin vole à très basse altitude, regardant continuellement vers le bas, épluchant tous les recoins, franchissant les irrégularités de terrain, suivant le contour des prés, et disparaissant d'un seul coup, pour réapparaître à nouveau, comme venu de nulle part. Ses proies principales sont les petits mammifères, souris campagnols, lapereaux, éventuellement des petits oiseaux et leurs poussins. Pendant la période de nidification, il se montre très agressif envers ses congénères, les attaquant sans hésiter. Si un intrus, animal ou humain, s'approche du nid, les adultes le harcèlent en vol en piaillant.

Buse variable (Buteo buteo).
Buse variable (Buteo buteo).
Buse variable (Buteo buteo).
Buse variable (Buteo buteo).
Buse variable (Buteo buteo).
Buse variable (Buteo buteo).
Buse variable (Buteo buteo).
Buse variable (Buteo buteo).
Buse variable (Buteo buteo).
Buse variable (Buteo buteo).

Buse variable (Buteo buteo).

Buse variable par Jean C. Roché

La buse variable (Buteo buteo), comme son nom l'indique, cette buse possède un plumage extrêmement variable qui peut aller du brun-noir au blanc presque pur. Elle est très active, souvent en vol à découvert, planant sur les champs et les forêts, elle passe aussi de longs moments posée en hauteur. Elle s'alimente de petits mammifères qu'elle chasse au sol, mais aussi d'oiseaux, reptiles, batraciens et insectes. La majeure partie des proies sont capturées après avoir été localisées à vue, en volant en cercles à basse altitude, mais aussi à des distances d'une centaine de mètres. C'est aussi le charognard de notre campagne, elle débarrasse les routes des cadavres de petits animaux. La buse variable est sédentaire et très territoriale. Un couple établi sur un territoire y restera toute sa vie. En février, les vols nuptiaux s'intensifient et continuent en mars. Ce sont des successions d'ellipses, planés et descentes en piqué, réalisés en couple.

Le cri de la buse variable ressemble à un miaulement haut perché, souvent répété quand l'oiseau est posé, et surtout quand il vole. Ce cri s'entend de loin et révèle sa présence.

Canard chipeau (Anas strepera).
Canard chipeau (Anas strepera).
Canard chipeau (Anas strepera).

Canard chipeau (Anas strepera).

Le canard chipeau (Anas strepera) est un canard de surface aux couleurs ternes, il affectionne particulièrement les étendues d'eau profondes : étangs, lacs et marais à la végétation abondante mais aussi rivières et fleuves à débit lent, prairies inondées. Par contre, il fréquente rarement les eaux salées.

Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).
Canard colvert (Anas platyrhynchos).

Canard colvert (Anas platyrhynchos).

Canard colvert par Jean C. Roché

Le canard colvert (Anas platyrhynchos) vit dans n'importe quelle sorte de zone humide, rivières calmes, étangs, marais d'eau douce ou salée, lacs d'eau douce, estuaires et parfois aussi baies côtières abritées. Il a besoin de végétation flottante et émergente pour lui procurer sa nourriture, les invertébrés aquatiques et les graines de ces plantes. Quelques populations sont résidentes si les ressources de nourriture et les zones abritées sont abondantes. Le canard colvert est un canard barboteur se nourrissant à la surface de l'eau, et plongeant la tête sous la surface en basculant son corps, la queue tendue verticalement hors de l'eau, tout en nageant. Il patauge dans les eaux peu profondes mais ira aussi brouter sur le sol ou glaner des graines dans les cultures en hiver.

Canard mandarin (Aix galericulata).
Canard mandarin (Aix galericulata).

Canard mandarin (Aix galericulata).

Canard mandarin de passage au lac des Sablons le 25.11.2013.

Le Canard mandarin (Aix galericulata) appartient à la famille des anatidés, originaire d'Asie du Nord-Est. Il peut cependant être observé à l'état sauvage en Europe où quelques individus échappés de captivité se sont acclimatés et s'y reproduisent aujourd'hui régulièrement.

Bien que très répandu en Asie du Sud-Est, c'est une espèce menacée suite à la destruction de son habitat naturel, la forêt. En 1980, le Japon a commandé 3 000 couples de canards mandarins aux Pays-Bas pour repeupler son territoire.

Canard pilet (Anas acuta).
Canard pilet (Anas acuta).

Canard pilet (Anas acuta).

Le canard pilet (Anas acuta) fréquente les côtes marines en hiver mais aussi les tourbières inondées et les eaux douces.Ce canard svelte et élégant donne l'illusion d'être plus long que que le canard colvert principalement à cause de son grand cou et de sa longue queue éffilée noire et jaune crême alors que la réalité est toute autre. Comme tous les canards de surface, le canard pilet se nourrit en basculant le corps vers l'avant pour chercher sa nourriture au fond des eaux peu profondes mais aussi en broutant à terre.

Canard siffleur (Anas penelope).

Canard siffleur (Anas penelope).

Comme son nom l'indique, le canard siffleur ( Anas penelope) émet un sifflement constitué de brèves syllabes, terminé par une note grave. Le mâle est repérable à toutes saisons par ses huî-ou ... houîe ... musicaux, clairs et pénétrants. En hiver, on peut l'observer dans les secteurs lacustres, les marais d'eau douce, les fleuves, les lacs et les régions agricoles bordant le littoral. Sur les côtes proprement dites, il peuple les lagunes, les baies et les estuaires , les plages dans l'espace compris entre le niveau le plus élevé et le plus bas des marées, là où l'apparition de matière végétale est la plus importante.

Canard souchet (Anas clypeata).
Canard souchet (Anas clypeata).
Canard souchet (Anas clypeata).
Canard souchet (Anas clypeata).
Canard souchet (Anas clypeata).
Canard souchet (Anas clypeata).

Canard souchet (Anas clypeata).

En saison normale, le canard souchet (Anas clypeata) fréquente les étangs, les marais, les bras morts des fleuves et des rivières. Il affectionne particulièrement les eaux douces et saumâtres. En hiver, il recherche la douceur des côtes marines. Son bec en forme de spatule est particulièrement adapté au tamisage et à la prise des aliments. Le canard souchet est l'anatidé qui a l'appareil filtrant le plus perfectionné. Promenant son bec dans l'eau de droite à gauche, il aspire sans cesse, filtrant les particules comestibles et rejetant l'eau de côté. Son régime alimentaire est mixte : végétaux mais aussi petits animaux aquatiques, crustacés, mollusques et plancton qu'il capture en eau peu profonde.

Eider à duvet (Somateria mollissima).
Eider à duvet (Somateria mollissima).
Eider à duvet (Somateria mollissima).
Eider à duvet (Somateria mollissima).
Eider à duvet (Somateria mollissima).

Eider à duvet (Somateria mollissima).

L'aire de nidification de l'eider à duvet (Somateria mollissima) se situe sur l'Atlantique Nord, à la limite de la banquise. Il est donc migrateur. Il est hivernant en France où on le retrouve sur les côtes de la Manche et en Bretagne. C'est un excellent plongeur qui ne craint pas de s'immerger jusqu'à 15 mètres pour récolter crustacés et coquillages. Même s'il ne redoute pas le gros temps, il ne s'éloigne guère du littoral. Le duvet de canard étant depuis longtemps connu pour ses propriétés isolantes, il est à noter que certaines communautés du nord de l'Europe en organisent la récolte peu après la période de nidification.

Fuligule milouin (Aythya ferina).
Fuligule milouin (Aythya ferina).
Fuligule milouin (Aythya ferina).
Fuligule milouin (Aythya ferina).
Fuligule milouin (Aythya ferina).
Fuligule milouin (Aythya ferina).

Fuligule milouin (Aythya ferina).

Le fuligule milouin (Aythya ferina) est un des canards plongeurs les plus communs en Europe. En France, 60 000 milouins hivernent mais il n'en reste plus que 5000 environ pour nicher au printemps. Les hivernants arrivent à partir du mois d'octobre et repartent dès mars et avril, la plupart pour nicher dans l'est et le centre de l'Europe. Grégaire, le milouin passe la plupart de l'année en groupe.

Fuligule morillon (Aythya fuligula).
Fuligule morillon (Aythya fuligula).
Fuligule morillon (Aythya fuligula).
Fuligule morillon (Aythya fuligula).
Fuligule morillon (Aythya fuligula).

Fuligule morillon (Aythya fuligula).

Le fuligule morillon (Aythya fuligula) : Ce canard plongeur trouve la plupart de sa nourriture sous la surface. Son immersion dure généralement entre 10 et 20 secondes. Propulsé par ses larges pattes palmées, il peut descendre jusqu'à 7 mètres de profondeur. Il est sociable, même en période de reproduction : son nid est souvent proche de celui de mouettes et de sternes. C'est un migrateur partiel. Les oiseaux dont l'aire de nidification habituelle se situe plutôt au nord et au centre de l'Europe (îles britanniques, Islande, Scandinavie) hivernent dans nos contrées, en Europe méridionale, au Maghreb et au parfois même au sud du Sahara.

Fuligule nyroca (Aythya nyroca).
Fuligule nyroca (Aythya nyroca).
Fuligule nyroca (Aythya nyroca).

Fuligule nyroca (Aythya nyroca).

Exclusivement en plaine, le fuligule nyroca (Aythya nyroca) fréquente les lacs, les marais et les marécages situés en milieu ouvert, avec une végétation riveraine fournie. En hiver, il fréquente également les étendues d'eau, les rivières à débit lent, et localement les lagunes littorales. Le fuligule nyroca est surtout végétarien, se nourrissant essentiellement de graines et de plantes aquatiques qu'il recueille en surface ou sur les berges. Cela ne l'empêche pas, comme la majorité des canards, de compléter son alimentation avec des invertébrés liés directement au milieu lacustre, insectes et leurs larves.

Nette rousse (Netta rufina).
Nette rousse (Netta rufina).
Nette rousse (Netta rufina).

Nette rousse (Netta rufina).

La nette rousse (Netta rufina) : Ce canard plongeur est remarquable pour ses couleurs contrastées. En Europe, elles affectionnent particulièrement les lacs ou les plans d'eau entourés de roselières, les étangs pourvus d'une végétation épaisse. En hiver, on l'observe également sur les côtes marines et en bordure des lacs dégagés à proximité du littoral.

Sarcelle d'hiver (Anas crecca).
Sarcelle d'hiver (Anas crecca).
Sarcelle d'hiver (Anas crecca).
Sarcelle d'hiver (Anas crecca).
Sarcelle d'hiver (Anas crecca).
Sarcelle d'hiver (Anas crecca).
Sarcelle d'hiver (Anas crecca).
Sarcelle d'hiver (Anas crecca).

Sarcelle d'hiver (Anas crecca).

La sarcelle d'hiver (Anas crecca) est le plus petit canard d'eau douce d'Europe. C'est un oiseau très sociable, elle est toujours en groupe. Bien qu'à la fois diurne et nocturne, une partie importante de son activité est concentrée au crépuscule et pendant la nuit pour la recherche de nourriture. Sur les côtes, le repos ou l'absence d'activité coïncide avec la marée haute. Dispersées et discrètes pendant la période de nidification, on peut néanmoins observer des concentrations de plusieurs dizaines d'oiseaux sur les plans d'eau à partir du mois d'août. C'est une espèce migratrice partielle. Elle est en effet très sensible au gel et à l'enneigement qui limitent ses possibilités d'alimentation. Lors des grandes vagues de froid, elle est surtout présente sur les côtes occidentales et méridionales, Camargue notamment. Autrefois, les Romains avaient domestiqué la sarcelle, elle a aujourd'hui repris l'état sauvage.

On la trouve partout où il y a de l'eau et de la nourriture, à condition qu'il n'y ait pas trop de courant. Son habitat est celui fréquenté traditionnellement par l'ensemble des canards : en été, étangs, réservoirs artificiels, lacs avec végétation palustre importante. En hiver, on la retrouve sur les grands plans d'eau abrités, les côtes basses et sablonneuses où elle recherche l'influence modératrice du climat marin, les lagunes et les marais.

Tadorne de Belon (Tadorna tadorna).
Tadorne de Belon (Tadorna tadorna).
Tadorne de Belon (Tadorna tadorna).
Tadorne de Belon (Tadorna tadorna).
Tadorne de Belon (Tadorna tadorna).
Tadorne de Belon (Tadorna tadorna).

Tadorne de Belon (Tadorna tadorna).

Un tadorne de Belon séjourne sur le lac des Sablons le 23.02.2013.

Le tadorne de Belon (Tadorna tadorna) est plus grand des canards de surface en France. Le mâle et la femelle sont sensiblement identiques. On peut le rencontrer le long du littoral où il fréquente surtout les côtes marines plates, sablonneuses ou vaseuses. Mais on peut également l'observer au bord des lacs salés proches des embouchures ou des estuaires. Il affectionne aussi les dunes herbeuses ou plantées d'oyas. Son nid est installé dans un ancien terrier de lapin ou de renard, dans une cavité sertie dans un talus ou même dans un trou de muraille. Exceptionnellement, il peut être posé à même le sol dans la végétation herbeuse. C'est une simple dépression garnie de duvet. D'avril à juin, la femelle pond de 8 à 10 oeufs dont l'incubation dure de 29 à 31 jours. Les petits, nidifuges comme chez la plupart des canards se regroupent en crêches pouvant atteindre plusieurs dizaines de canetons qui sont chaperonnés par un encadrement réduit d'adultes.

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À propos

Observations et photographies naturalistes. Pasionné de nature depuis l'enfance, je parcours la campagne sarthoise afin d'observer et ramener les clichés de mes sujets favoris : paysages, faune, flore.