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7 - Sentier des reptiles.

Publié par Roland Pellion  - Catégories :  #Faune.

Sur les talus ou au bord de l'eau, avec ou sans pattes, ils se chauffent au soleil les reptiles.

Lézard vert européen (Lacerta bilineata).
Lézard vert européen (Lacerta bilineata).
Lézard vert européen (Lacerta bilineata).
Lézard vert européen (Lacerta bilineata).
Lézard vert européen (Lacerta bilineata).
Lézard vert européen (Lacerta bilineata).

Lézard vert européen (Lacerta bilineata).

Le lézard vert européen (Lacerta bilineata) est dépendant d'un couvert végétal assez épais. On le trouve en lisière des bois et forêts, dans les clairières ainsi que dans les prairies, bords des chemins et talus. Il grimpe volontiers dans les buissons et sur les arbres, il nage à l'occasion.

Cet animal mord fortement quand on le manipule. C'est un animal très sensible à la température qui détermine en grande partie son activité, surtout diurne. La température minimale tolérée est de 15° C avec un optimum autour de 32-33°C.

Il hiverne d'octobre à avril dans un terrier de rongeur sous une roche ou un amas de végétaux.

Sa nourriture se compose principalement d'arthropodes et d'insectes, notamment de coléoptères. Mais, il ne dédaigne pas les lombrics, les mollusques, les lézards (dont des individus de sa propre espèce) et les œufs d'oiseaux. Il peut consommer des fruits bien mûrs.
Il boit en lêchant les gouttes de rosée.

Le lézard vert peut vivre entre 5 et 9 ans. Certains individus ont été observés pendant près de 16 ans.

De violents combats ont lieu entre les mâles pendant la période de reproduction en mai-juin. Après l'accouplement, les femelles pondent de 7 à 20 œufs avec possibilité selon le climat d'une seconde ponte en juin-juillet. L'incubation dure de 50 à 105 jours suivant les journées d'ensoleillement.

De nombreux habitats de cette espèce sont détruits (haies, friches,…) pour le développement des cultures ou encore l’urbanisation.

Le lézard vert est une espèce protégée en France.(Source O.N.F.).

Lézard des murailles (Podarcis muralis).
Lézard des murailles (Podarcis muralis).
Lézard des murailles (Podarcis muralis).
Lézard des murailles (Podarcis muralis).

Lézard des murailles (Podarcis muralis).

Le lézard des murailles (Podarcis muralis) fréquente les vieux murs, les tas de pierres, les rochers, les carrières, les souches et apprécie spécialement les rails ou les quais de gares peu fréquentés. Ce lézard vit aussi bien en ville qu'à la campagne.

Au début du siècle dernier les queues de lézard étaient supposées porter bonheur.

Cette espèce est protégée en France.

Comme de nombreuses espèces d'animaux à sang froid, il est sensible outre à la destruction de ses habitats, aux incendies de forêts, à de nombreux pesticides, insecticides neurotoxiques notamment ; directement : mortalité par toxicité aiguë ou chronique, mais aussi indirectement : suite à la régression du nombre de ses proies.

La fragmentation écologique et anthropique de ses habitats est une autre cause de régression.

Vipère aspic (Vipera aspis).
Vipère aspic (Vipera aspis).

Vipère aspic (Vipera aspis).

L'aspic ou vipère aspic (Vipera aspis) est un reptile diurne qui peut parfois être actif au crépuscule ou la nuit.

La période active se situe entre février et novembre. À la fin de l'hivernage, courant février à faible altitude mais jusqu'en avril au-dessus de 1 500 m, les mâles sortent lentement de leur abri (crevasse, terriers de rongeurs). Ils précèdent les femelles d'une quinzaine de jours. Ils cherchent des lieux favorables pour se réchauffer au soleil. Les substrats préférés sont la terre plus ou moins recouverte de feuilles, la mousse et les souches. La température corporelle recherchée est aux alentours de 30 °C. Plusieurs mâles peuvent se rassembler les uns sur les autres.

Après cette période passive, les mâles commencent à se déplacer, ce qui marque le début de la période sexuelle. C'est alors que des combats rituels s'engagent entre eux : les corps s'enroulent vigoureusement, les têtes se redressent et s'affrontent mais les morsures sont rares.

Suivant les conditions climatiques, la reproduction peut avoir lieu tous les ans ou tous les 2, 3 ou 4 ans, comme dans les régions froides alpines. La longueur du cycle dépend de la reconstitution des réserves lipidiques de la femelle. Au printemps, la période d'accouplement se situe de mars à mai.

Plusieurs mâles peuvent se regrouper autour d'une femelle pour former ce qu'on appelle une "boule de serpents". Lors du préliminaire de l'accouplement le mâle se frotte sur la femelle. Si celle-ci s'enfuit, le mâle la recherche et quand il la retrouve, les préliminaires recommencent. Lors de l’accouplement, le mâle enroule sa queue autour de celle de la femelle et ajuste son cloaque au sien. L'organe sexuel du mâle est constitué de deux hémipénis contractés à l'intérieur de son cloaque. Un de ceux-ci, introduit dans le cloaque de la femelle, devient turgescent et fixe solidement le couple. L'hémipénis ne comporte pas de canal mais simplement un sillon facilitant le passage du sperme dans les voies génitales de la femelle. L'accouplement dure environ une heure.

Au printemps, la femelle s'accouple avec plusieurs mâles. Une autre période d'accouplement se situe à l'automne si les conditions climatiques le permettent.

La durée de gestation est variable suivant la température ambiante. Les mises bas ont lieu en août en plaine et en septembre-octobre en montagne. L'espèce est ovovivipare. La femelle pond de 5 à 22 œufs. Aussitôt l’œuf sorti du cloaque, le vipéreau s'agite pour percer la membrane et se dégager. Il est alors livré à lui-même. Il mue dans les 24 heures. Bien que pourvu de venin, le petit ne s'alimente pas. Il attendra le printemps suivant pour chasser.

La maturité sexuelle a lieu vers 3-4 ans chez le mâle et 5-6 ans chez la femelle.

La vipère aspic se nourrit principalement de micromammifères : campagnols, mulots, souris musaraignes mais aussi parfois de reptiles : lézards et d'oiseaux. Les juvéniles se nourrissent surtout de lézards.

Elle tue ses proies en leur injectant son venin. Elle peut ingérer des proies pouvant être jusqu'à quatre fois plus grosses que sa tête. La déglutition est possible parce que les ligaments qui relient ses mâchoires sont très élastiques. L'estomac des serpents produit des enzymes et des acides extrêmement puissants, capables d'attaquer tous les tissus y compris les dents mais pas les poils et les griffes qui sont expulsés dans les fèces.

La vipère aspic est menacée par la destruction de son habitat ainsi que par l'intensification de l'agriculture. Elle est également régulièrement volontairement tuée par des humains qui craignent sa morsure.

Elle est citée en annexe III de la Convention de Berne et est protégée par la loi de certains des pays où elle est présente, comme la Suisse et la France.

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À propos

Observations et photographies naturalistes. Pasionné de nature depuis l'enfance, je parcours la campagne sarthoise afin d'observer et ramener les clichés de mes sujets favoris : paysages, faune, flore.